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Pourquoi ai-je mal aux oreilles à l’atterrissage et pas au décollage ?

Au décollage, l’oreille s’équilibre seule ; à l’atterrissage, elle doit être aidée. La trompe d’Eustache laisse sortir l’air facilement mais le laisse mal rentrer, d’où la douleur à la descente et les gestes qui la préviennent.

La rédaction de TIC Migrations

Publié le

15 min de lecture
Passagère se tenant l’oreille près d’un hublot pendant la descente d’un avion, ville visible en contrebas
Passagère se tenant l’oreille près d’un hublot pendant la descente d’un avion, ville visible en contrebas

L'essentiel en 5 points

  • Une cabine d’avion de ligne est pressurisée comme entre 1 800 et 2 400 mètres d’altitude, pas au niveau de la mer.
  • La trompe d’Eustache laisse sortir l’air de l’oreille moyenne presque sans effort, mais elle doit être ouverte activement pour le laisser rentrer.
  • À la descente, la pression extérieure remonte et plaque le tympan vers l’intérieur : sans déglutition ni bâillement, la douleur s’installe.
  • Les manœuvres d’équilibrage fonctionnent si elles commencent dès le début de la descente, environ trente minutes avant l’atterrissage, et se répètent souvent.
  • Une oreille qui reste douloureuse, qui saigne, qui coule ou qui entend mal plus de deux ou trois jours après un vol justifie une consultation.

Le décollage se passe sans encombre, l’avion grimpe, les oreilles « claquent » une ou deux fois sans que l’on y prête attention. Trois heures plus tard, au moment où l’équipage annonce le début de la descente, une pression sourde s’installe dans une oreille, puis une vraie douleur, parfois accompagnée d’une audition étouffée qui persiste jusqu’au soir. Pour certains voyageurs, cette scène se répète à chaque vol, toujours dans le même sens.

Cette asymétrie n’a rien d’un hasard ni d’une sensibilité personnelle inexplicable. Elle tient à la forme d’un petit conduit, la trompe d’Eustache, qui ne se comporte pas de la même manière selon que l’air doit sortir de l’oreille ou y rentrer. Au décollage, la physique travaille pour vous ; à l’atterrissage, elle travaille contre vous.

Comprendre ce mécanisme permet de savoir quoi faire, et surtout quand le faire : la plupart des gestes efficaces échouent simplement parce qu’ils arrivent trop tard. Voici ce qui se passe dans l’oreille pendant un vol, les techniques qui marchent vraiment, les précautions pour les enfants et les signaux qui imposent de consulter.

01 Ce qui arrive à la pression dans une cabine d’avion

Une cabine d’avion de ligne n’est pas maintenue à la pression du niveau de la mer. Garder 1 013 hectopascals à l’intérieur alors que l’extérieur n’en compte qu’environ 250 à 11 000 mètres imposerait au fuselage des contraintes considérables à chaque vol. Les constructeurs choisissent donc un compromis : la cabine est pressurisée comme si l’on se trouvait en montagne, à une altitude équivalente généralement comprise entre 1 800 et 2 400 mètres. Les règles de certification fixent la limite haute à 8 000 pieds, soit environ 2 440 mètres, en fonctionnement normal.

À cette altitude équivalente, la pression de la cabine est inférieure d’environ un quart à celle du sol. Le passage de l’une à l’autre ne se fait pas d’un coup : le système de pressurisation fait varier la pression progressivement pendant la montée, puis pendant la descente, qui débute le plus souvent 20 à 40 minutes avant l’atterrissage. C’est pendant ces deux phases, et seulement pendant elles, que les oreilles sont sollicitées. En croisière, la pression est stable et rien ne se passe.

2 440 m altitude cabine maximale limite de certification en fonctionnement normal, soit 8 000 pieds ; la plupart des vols se situent entre 1 800 et 2 400 mètres
- 25 % de pression en cabine ordre de grandeur de l’écart entre la cabine en croisière et le niveau de la mer
20 à 40 min durée de la descente période pendant laquelle l’oreille doit s’équilibrer activement, bien avant le toucher des roues

02 La trompe d’Eustache, une valve qui ne s’ouvre bien que dans un sens

Derrière le tympan se trouve l’oreille moyenne, une petite cavité remplie d’air qui abrite les osselets. Pour que le tympan vibre correctement, la pression de part et d’autre doit être identique. Le seul lien entre cette cavité et l’extérieur est la trompe d’Eustache, un conduit de trois à quatre centimètres chez l’adulte qui descend vers l’arrière du nez, dans le rhinopharynx.

Au repos, la trompe est fermée. Sa partie basse, souple, est maintenue collabée par les tissus qui l’entourent, et elle ne s’ouvre brièvement que lorsque certains muscles se contractent : en avalant, en bâillant, en mâchant. Cette configuration fonctionne comme un clapet. Quand la pression est plus forte dans l’oreille que dans la gorge, l’air pousse de l’intérieur, écarte les parois et s’échappe tout seul. Quand la pression est plus forte à l’extérieur, l’air qui voudrait rentrer appuie au contraire sur les parois souples et les plaque l’une contre l’autre.

Deux phases de vol, deux comportements de l’oreille

AAu décollage et en montée

  • La pression de la cabine baisse, l’air de l’oreille moyenne se dilate
  • L’excédent d’air pousse sur la trompe d’Eustache et l’ouvre sans effort
  • L’oreille « claque » d’elle-même, parfois sans que l’on s’en aperçoive
  • La douleur est rare, même avec un léger rhume

BÀ la descente et à l’atterrissage

  • La pression de la cabine remonte, l’air de l’oreille moyenne se trouve en dépression
  • La trompe reste plaquée fermée, l’air ne rentre pas spontanément
  • Le tympan est aspiré vers l’intérieur, d’où la sensation de pression puis la douleur
  • Il faut ouvrir la trompe activement et souvent, par déglutition ou manœuvre

Il existe un point de non-retour. Si l’écart de pression grandit trop sans être compensé, les muscles qui ouvrent normalement la trompe n’y parviennent plus : la dépression la maintient verrouillée. Avaler ou bâiller devient alors inefficace, et l’oreille reste bloquée jusqu’à ce que la pression s’équilibre lentement, parfois sur plusieurs heures. D’où la règle essentielle : équilibrer tôt et souvent, par petites étapes, plutôt que tenter de rattraper un grand écart au dernier moment.

03 Pourquoi certains passagers souffrent plus que d’autres

Tout ce qui gêne l’ouverture de la trompe d’Eustache augmente le risque. Le premier facteur, de loin, est l’inflammation du nez et de la gorge : un rhume, une sinusite, une allergie saisonnière ou une rhinite épaississent la muqueuse qui tapisse l’entrée de la trompe. Un conduit qui s’ouvrait sans difficulté la veille devient alors paresseux, et l’écart de pression s’accumule pendant la descente.

Les enfants sont plus exposés que les adultes pour une raison anatomique : leur trompe est plus courte, plus étroite et plus horizontale, ce qui la rend moins efficace pour ventiler l’oreille moyenne. Les végétations, souvent volumineuses entre 2 et 7 ans, peuvent en outre obstruer son entrée. Le sommeil joue aussi : un passager qui dort pendant la descente avale beaucoup moins souvent, et se réveille parfois au toucher des roues avec une oreille déjà bloquée.

Les facteurs qui augmentent le risque de douleur à l’atterrissage
SituationEffet sur la trompe d’EustacheNiveau de risque
Oreilles saines, nez dégagéOuverture normale à chaque déglutitionFaible, simple gêne possible
Rhume ou allergie en coursMuqueuse gonflée, ouverture difficileÉlevé, surtout en fin de rhume
Sinusite ou otite récenteInflammation et parfois liquide derrière le tympanTrès élevé, avis médical avant le vol
Enfant de moins de 7 ansTrompe courte, étroite et plus horizontaleÉlevé, équilibrage à accompagner
Sommeil pendant la descenteDéglutitions rares, écart qui s’accumuleModéré à élevé
Chirurgie récente de l’oreille ou des sinusCicatrisation fragileÀ valider avec le chirurgien

Ordres de grandeur indicatifs : la sensibilité varie fortement d’une personne à l’autre et d’un vol à l’autre.

04 Les gestes qui équilibrent vraiment la pression

Toutes les techniques poursuivent le même but : ouvrir brièvement la trompe d’Eustache pour laisser l’air rentrer dans l’oreille moyenne. Les plus douces s’appuient sur les mouvements naturels de la gorge ; les plus efficaces poussent un peu d’air vers l’oreille en bouchant le nez. Aucune n’est utile en croisière : tout se joue pendant la descente.

Techniques d’équilibrage : comment les pratiquer et pour qui
TechniqueComment la pratiquerÀ savoir
Déglutition répétéeAvaler toutes les une à deux minutes, en buvant par petites gorgées ou en suçant un bonbonAccessible à tous, y compris aux enfants dès 3-4 ans
Bâillement, mâchoire en mouvementBâiller franchement, mâcher un chewing-gum, avancer la mâchoireDoux et efficace si l’écart de pression reste faible
Manœuvre de ToynbeePincer le nez, bouche fermée, puis avalerUtile quand la simple déglutition ne suffit plus
Manœuvre de ValsalvaPincer le nez, bouche fermée, souffler doucement comme pour se moucherEfficace, mais jamais en forçant : un souffle violent peut léser l’oreille
Bouchons à filtre de pressionBouchons en silicone munis d’une valve, posés avant la descenteRalentissent la variation de pression perçue, complément et non substitut

Les bouchons à filtre se trouvent en pharmacie ou en magasin de sport pour environ 5 à 15 euros la paire.

La manœuvre de Valsalva mérite une précision, car elle est souvent mal exécutée. Le souffle doit rester modéré, sur une ou deux secondes, jusqu’à percevoir un léger « pop » dans les oreilles. Souffler de toutes ses forces contre un nez pincé, en espérant débloquer une oreille déjà verrouillée, peut au contraire endommager le tympan ou l’oreille interne. Si deux ou trois tentatives douces échouent, mieux vaut revenir à la déglutition répétée que forcer.

Le déroulé idéal pendant la descente

  1. 1

    Rester éveillé dès l’annonce de la descente

    L’équipage l’annonce généralement 20 à 40 minutes avant l’atterrissage. C’est le moment de ranger le masque de sommeil, pas celui de s’assoupir.

  2. 2

    Avaler régulièrement, sans attendre la gêne

    Une gorgée d’eau, un bonbon, un chewing-gum : l’objectif est d’ouvrir la trompe toutes les une à deux minutes, avant que l’écart ne se creuse.

  3. 3

    Passer à Toynbee dès la première sensation de pression

    Nez pincé, bouche fermée, avaler. Le geste est discret et se répète autant que nécessaire.

  4. 4

    Réserver Valsalva aux oreilles qui résistent

    Souffle doux et bref, nez pincé. Recommencer quelques fois, sans jamais forcer.

  5. 5

    Continuer jusqu’à l’arrivée au contact

    La pression continue d’évoluer jusqu’au roulage : poursuivre les déglutitions jusqu’à l’ouverture des portes.

05 Voyager avec un rhume, une otite ou une sinusite

Un rhume ne cloue pas au sol, mais il change la donne. La muqueuse gonflée rend l’équilibrage plus difficile, et c’est chez les passagers enrhumés que surviennent la plupart des barotraumatismes marqués. Les lavages de nez au sérum physiologique ou à l’eau de mer, dans les heures qui précèdent le vol puis avant la descente, dégagent l’entrée des trompes sans risque particulier et sont souvent suffisants dans les rhumes légers.

Les décongestionnants, en revanche, ne sont pas anodins. Les vasoconstricteurs, qu’ils soient pris par la bouche ou pulvérisés dans le nez, font l’objet de mises en garde répétées de l’ANSM en raison d’effets indésirables cardiovasculaires et neurologiques rares mais graves. Leur usage avant un vol relève d’un avis médical ou pharmaceutique, en tenant compte de vos antécédents et de vos traitements. Pour les voyageurs sujets aux maux d’oreille, anticiper une consultation avant un départ important évite de devoir improviser à l’aéroport.

Un cas particulier concerne les plongeurs. Après une ou plusieurs plongées en bouteille, l’organisme conserve de l’azote dissous qu’un passage en altitude, même pressurisée, pourrait libérer trop vite. Les recommandations habituelles prévoient au moins 12 heures entre une plongée unique et un vol, et 18 heures ou davantage après plusieurs plongées ou plusieurs jours consécutifs, une contrainte à intégrer dès la préparation d’un séjour plongée à Tenerife ou ailleurs.

06 Bébés et enfants en avion : les bons réflexes

Un nourrisson ne sait ni bâiller sur commande ni pratiquer une manœuvre. La solution la plus simple consiste à le faire téter ou boire pendant la descente : tétée au sein, biberon ou tétine déclenchent des déglutitions régulières qui ouvrent la trompe. Le moment compte davantage que la quantité : mieux vaut garder une partie du biberon pour la descente que tout donner au décollage, où l’oreille s’équilibre de toute façon plus facilement.

Un bébé qui pleure à l’atterrissage n’est pas forcément en détresse : les pleurs s’accompagnent de déglutitions et d’ouvertures de la trompe, et contribuent eux aussi à l’équilibrage. Un enfant qui dort profondément peut être réveillé doucement au début de la descente. Dès 3 ou 4 ans, boire à la paille, mâcher un aliment ou sucer un bonbon adapté à son âge fonctionne bien ; vers 6 ou 7 ans, beaucoup d’enfants peuvent apprendre la manœuvre de Toynbee en s’amusant, quelques jours avant le départ.

Dans le sac à main pour un vol avec un jeune enfant

  • Biberon, gourde ou tétine gardés pour la descente, pas seulement pour le décollage
  • Unidoses de sérum physiologique pour dégager le nez avant l’atterrissage
  • Petit en-cas à mâcher ou bonbons adaptés à l’âge de l’enfant
  • Mouchoirs en quantité si l’enfant est enrhumé
  • Avis du pédiatre obtenu avant le départ en cas d’otite récente ou d’otites à répétition

07 Après le vol : combien de temps l’oreille peut rester bouchée

Dans la grande majorité des cas, la sensation d’oreille pleine disparaît dans les minutes ou les heures qui suivent l’atterrissage, au fil des déglutitions. Lorsque la trompe a été verrouillée plus longtemps, du liquide peut s’être formé derrière le tympan : l’audition reste alors étouffée pendant quelques jours, le temps que ce liquide se résorbe. Continuer à bâiller, à mâcher et à pratiquer des manœuvres douces aide la trompe à reprendre son travail, comme le détaille l’article consacré aux gestes sans danger pour déboucher une oreille.

Symptômes après un vol : que faire et dans quel délai
SymptômeÉvolution habituelleConduite à tenir
Oreille pleine, audition légèrement étoufféeDisparaît en quelques minutes à quelques heuresDéglutitions, bâillements, manœuvres douces
Gêne ou audition diminuée persistantePeut durer 2 à 3 jours si du liquide s’est forméConsulter si pas d’amélioration au-delà de 48 à 72 heures
Douleur vive qui ne cède pasNe devrait pas durer après l’atterrissageConsulter un médecin rapidement
Écoulement ou saignement de l’oreilleÉvoque une lésion du tympanConsultation rapide, ne rien introduire dans l’oreille
Vertiges, sifflements, perte d’audition brutalePeut traduire une atteinte de l’oreille interneAvis médical en urgence

Délais indicatifs. En cas de doute, la consultation du médecin traitant ou d’un ORL reste la bonne réponse.

Même lorsque la douleur a cessé, une perforation ou un épanchement non résolu peut compliquer le vol retour. Si l’oreille reste bouchée à l’approche du trajet suivant, faire examiner le tympan avant de repartir permet de savoir si l’avion peut être repris sans risque. Ce contrôle prend quelques minutes chez un médecin généraliste, pour une consultation remboursée dans les conditions habituelles par l’Assurance Maladie.

08 Anticiper un vol quand on est sujet aux maux d’oreille

Pour les voyageurs qui souffrent à chaque atterrissage, quelques choix simples réduisent l’exposition. Préférer les vols directs limite le nombre de descentes : un trajet avec escale en impose deux. Réserver une place côté couloir facilite les allers-retours pour boire ou se moucher. Éviter de programmer un vol au plus fort d’un rhume, quand c’est possible, reste le levier le plus efficace, ce qui suppose parfois d’arbitrer avec les contraintes de tarif détaillées dans l’article sur les variations des prix des billets d’avion.

Le jour du départ, prévoir de quoi boire pendant la descente est un détail qui compte : les liquides sont limités au contrôle de sûreté, mais une bouteille achetée après le passage ou une gourde remplie en zone d’embarquement fera l’affaire. Arriver sans précipitation, avec la marge conseillée dans le guide sur le temps à prévoir avant un vol international, laisse aussi le temps de faire un lavage de nez avant l’embarquement. Enfin, lutter contre l’envie de dormir en fin de vol, souvent forte après un long-courrier et un décalage horaire éprouvant, évite de se réveiller avec une oreille déjà verrouillée.

Questions fréquentes

Pourquoi mes oreilles ne me font-elles jamais mal au décollage ?

Pendant la montée, la pression de la cabine baisse et l’air contenu dans l’oreille moyenne se dilate. Cet excédent pousse sur la trompe d’Eustache et l’ouvre sans effort, comme un clapet qui laisse sortir l’air. L’équilibrage se fait donc presque tout seul. À la descente, l’air doit au contraire rentrer dans l’oreille, ce que la trompe ne permet qu’en étant ouverte activement par la déglutition ou une manœuvre.

La manœuvre de Valsalva est-elle dangereuse ?

Pratiquée doucement, nez pincé et bouche fermée, avec un souffle modéré d’une ou deux secondes, elle est largement utilisée par les voyageurs et les plongeurs. Le risque vient d’un souffle trop violent, surtout sur une oreille déjà bloquée : il peut léser le tympan ou l’oreille interne. Si deux ou trois essais doux échouent, mieux vaut revenir aux déglutitions répétées ou à la manœuvre de Toynbee plutôt que forcer.

Peut-on prendre l’avion avec un rhume ?

Un rhume n’interdit pas de voyager, mais il augmente nettement le risque de douleur à l’atterrissage, car la muqueuse gonflée gêne l’ouverture de la trompe d’Eustache. Les lavages de nez au sérum physiologique avant le vol et avant la descente, associés à des déglutitions précoces et répétées, suffisent souvent. Tout médicament décongestionnant doit être discuté avec un médecin ou un pharmacien, en raison des mises en garde de l’ANSM.

Combien de temps une oreille peut-elle rester bouchée après un vol ?

Le plus souvent, quelques minutes à quelques heures. Si la trompe est restée verrouillée longtemps, du liquide peut se former derrière le tympan et l’audition reste étouffée deux à trois jours. Au-delà de 48 à 72 heures sans amélioration, ou en cas de douleur vive, d’écoulement, de saignement, de vertiges ou de perte d’audition marquée, une consultation médicale s’impose.

Comment protéger les oreilles d’un bébé en avion ?

Le plus efficace est de le faire téter, boire au biberon ou sucer une tétine pendant la descente, qui commence 20 à 40 minutes avant l’atterrissage. Ces déglutitions ouvrent régulièrement la trompe d’Eustache. Garder une partie du biberon pour ce moment est plus utile que de tout donner au décollage. Les pleurs participent aussi à l’équilibrage. En cas d’otite récente, demander l’avis du pédiatre avant le voyage.

Les bouchons d’oreille spéciaux avion sont-ils efficaces ?

Les bouchons munis d’un filtre de pression ralentissent la variation de pression qui atteint le tympan, ce qui laisse plus de temps à la trompe d’Eustache pour s’équilibrer. Beaucoup de voyageurs les trouvent utiles, pour environ 5 à 15 euros la paire. Ils ne dispensent pas d’avaler régulièrement pendant la descente : ils complètent les gestes d’équilibrage, sans les remplacer.

Pourquoi une seule oreille fait-elle mal à l’atterrissage ?

Chaque oreille possède sa propre trompe d’Eustache, et les deux ne fonctionnent pas toujours aussi bien. Une inflammation plus marquée d’un côté, une déviation de la cloison nasale, une sinusite unilatérale ou des antécédents d’otite du même côté suffisent à créer une différence. Si c’est toujours la même oreille qui souffre, un examen ORL peut aider à en identifier la cause.

Pour aller plus loin, sources et références

  • Ameli, Assurance Maladie https://www.ameli.fr/
  • ANSM, Agence nationale de sécurité du médicament https://ansm.sante.fr/
  • EASA, Agence de l’Union européenne pour la sécurité aérienne https://www.easa.europa.eu/
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